Quel est le lien entre santé, pouvoir d’achat, RSE cohésion d’équipe et marque employeur ? La mobilité durable !
Et oui, développer la mobilité durable en entreprise est une démarche stratégique, responsable et très actuelle.
Voici des pistes simples, efficaces et concrètes pour agir dès aujourd’hui.
La mobilité durable : De quoi parle-t-on ?
Avant tout, reprenons les bases : la mobilité durable désigne l’ensemble des déplacements qui minimisent l’impact environnemental, tout en répondant aux besoins de mobilité des individus.
Plus grossièrement expliqué, cela signifie encourager des alternatives à la voiture individuelle thermique : vélos, trottinettes, transports partagés, covoiturage, télétravail, etc.
Longtemps considérée comme un « bonus RSE », la mobilité douce en entreprise est désormais un pilier central des politiques RH modernes : pragmatique, efficace et alignée avec les attentes des collaborateurs… et des clients !
- Réduire l’empreinte carbone liée aux trajets domicile-travail, qui représente jusqu’à ⅓ des émissions de CO₂ indirectes d’une entreprise.
- Répondre aux attentes des salariés, de plus en plus sensibles aux engagements environnementaux de leur employeur.
- Limiter les coûts liés à la mobilité, en rationalisant les frais de déplacement et le besoin en stationnement.
- Respecter les obligations légales, notamment issues de la loi LOM (Plans de Mobilité, FMD…).
- Renforcer la qualité de vie au travail, en diminuant le stress lié aux trajets, les retards, et en favorisant l’activité physique.
Quels modes de transport pour une mobilité durable ?
Si vous ne deviez retenir qu’une chose, la voilà : la mobilité durable revient à diversifier les alternatives à la voiture individuelle thermique.
Selon l’ADEME, les trajets domicile-travail représentent environ 30 % des déplacements quotidiens des Français, et sont majoritairement réalisés en voiture individuelle. Ils sont responsables d’une part importante des émissions de gaz à effet de serre.
Alors, voilà quelques alternatives plus écologiques :
Le vélo (classique ou à assistance électrique)
Le vélo est l’un des modes les plus écologiques : 0 g de CO₂/km, une performance exemplaire.
En milieu urbain, il permet de réduire les temps de trajet (au revoir le stress des embouteillages), d’intégrer une activité physique régulière, et de désengorger les centres-villes.
En plus, l’essor du vélo à assistance électrique (VAE) ouvre la pratique à un public plus large, même sur des trajets longs ou avec du dénivelé.
Selon une étude du Club des villes et territoires cyclables au sein des salariés qui n’utilisent pas le vélo pour les déplacements domicile-travail, 77% seraient prêts à l’utiliser s’ils y étaient incités par leur entreprise.
Il semblerait que ce soit bien aux entreprises de jouer !
Le covoiturage (interne ou via des plateformes)
Le covoiturage permet de diviser les émissions par deux ou trois selon le taux de remplissage.
Il est particulièrement efficace en zone périurbaine ou rurale, où les transports en commun sont moins développés.
Des plateformes comme Karos, Klaxit en Île-de-France (intégré à BlaBlaCar Daily) ou Mobicoop facilitent la mise en relation entre salariés. Certaines proposent des outils dédiés aux entreprises avec gestion RH intégrée, suivi des économies de CO₂, et incitations financières.
La mobilité douce et active : marche, trottinettes, rollers…
La marche à pied reste un levier essentiel, notamment pour les courts trajets (<3 km). Elle favorise la santé et la bonne humeur des collaborateurs, diminue le stress, et ne génère aucune émission.
Les EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés) comme les trottinettes électriques complètent l’offre pour les derniers kilomètres ou pour combiner plusieurs modes.
Les services de mobilité partagée
Pour les entreprises implantées en milieu urbain, le car-sharing ou véhicules partagés (Citiz, Ubeeqo, Communauto, etc.), les vélos ou trottinettes partagés (Lime, Dott, Vélib’, Pony, etc.) sont des services intéressants pour accéder à un mode de déplacement sans en supporter les coûts ni la logistique.
L’intermodalité et la multimodalité
Enfin, la combinaison de plusieurs modes de transport (par exemple : vélo + train + vélo) est une stratégie particulièrement efficace qui permet d’adapter les trajets au contexte (météo, temps, contrainte pro/perso).
L’objectif reste le même, réduire l’usage de la voiture à un segment minimum.
Des applications comme Citymapper, Moovit ou Google Maps proposent des itinéraires multimodaux optimisés, en tenant compte des horaires en temps réel.
Pourquoi développer la mobilité douce en entreprise ?
Pour les collaborateurs
Moins de stress, plus de bien-être global
Adopter des modes de transport doux (vélo, marche, trottinette) permet de réduire le stress lié aux embouteillages, aux retards de transports et aux trajets épuisants, autant physiquement que mentalement.
Selon une étude de l’Université d’East Anglia, les salariés qui arrêtent de prendre la voiture au profit de la marche ou du vélo sont globalement plus heureux et moins stressés au quotidien.
Des économies concrètes au quotidien
Saviez-vous qu’une voiture coûte en moyenne 3 805 € par an, selon l’INSEE ?
Moins de carburant, moins d’entretien : la mobilité douce diminue fortement le coût des déplacements domicile-travail. Avec l’inflation du prix des carburants, c’est forcément un levier très apprécié par les collaborateurs.
Une meilleure santé… sans même y penser
Intégrer la marche ou le vélo dans ses trajets permet d’atteindre les 30 minutes d’activité physique quotidienne recommandées par l’OMS, sans passer par une salle de sport.
C’est un facteur de prévention majeur contre les troubles musculosquelettiques (TMS), le stress, l’hypertension et même certains troubles anxieux.
Un gain de temps dans certaines situations
En zone urbaine dense, les trajets à vélo ou en trottinette sont souvent plus rapides que la voiture ou les transports en commun, notamment aux heures de pointe. Résultat : moins de temps perdu, plus de flexibilité.
Et pour l’entreprise !
Moins d’absentéisme, plus de motivation
Des collaborateurs en meilleure santé physique et mentale sont moins souvent malades.
La mobilité douce améliore également l’humeur et la concentration, des conditions propices à l’engagement et à la performance.
En plus, le vélo stimule les capacités cognitives essentielles à la performance professionnelle, notamment l’attention, la concentration, ainsi que les fonctions exécutives, comme le raisonnement, la planification ou encore la résolution de problèmes.
Selon Goodwill Management, la productivité des équipes pratiquant une activité physique régulière, comme le vélo ou la marche, augmente de 6 à 9%.
Réduction des coûts logistiques et RH
Moins de voitures = moins de places de parking à financer, moins de remboursements de frais kilométriques, moins de pression sur les navettes ou transports internes.
Oui, c’est aussi un gain indirect sur la gestion du temps : retards évités, trajets plus fiables, réunions à l’heure…
Une image employeur modernisée et engagée
La mobilité douce s’inscrit dans une démarche RSE crédible. Elle envoie un message fort à vos candidats, vos clients, vos partenaires…
Selon un baromètre réalisé par Medef et IFOP, 83 % des salariés déclarent prendre plaisir à travailler dans une entreprise disposant d’un service RSE.
Proposer des solutions de mobilité durable, c’est aussi valoriser son label RSE, sa politique QVCT, sa marque employeur sur les réseaux sociaux, etc.
Un levier de conformité réglementaire
La loi LOM (2019) rend obligatoire l’intégration de la mobilité dans les NAO et Plans de Mobilité Employeur à partir de 50 collaborateurs sur un même site. Mettre en place des actions concrètes permet d’anticiper les obligations et de cadrer vos démarches.
Nos 13 idées pour favoriser la mobilité durable

1. Le challenge mobilité douce Teamupp
Avec l’application QVT de Teamupp, vous proposez des défis interactifs autour de la mobilité douce — kilomètres à vélo, trajets sans voiture… Chaque équipe suit ses performances en temps réel, dans un esprit ludique et collectif.
Cette solution permet de valoriser les comportements durables tout en stimulant la cohésion de vos équipes, le sentiment d’appartenance et l’engagement des collaborateurs.
Le bonus : vous collectez des données RH essentielles pour l’amélioration de votre politique QVCT !
- Dynamise la culture d’entreprise avec un impact concret
- Visualisation des progrès et classement par équipe
- Encourage l’interaction sociale et le challenge collectif
- Facilement déployable via mobile ou intranet
2. Dispositifs de financement pour le vélo
Avec l’aide à l’achat d’un vélo pour les particuliers supprimée depuis février 2025, c’est le moment parfait pour prendre en charge une partie de l’achat d’un vélo ou VAE pour vos salariés.
- Objectif Employeur Pro-Vélo
Ce programme soutient les structures privées, publiques ou associatives dans le développement de l’usage du vélo au travail. Il finance jusqu’à 40 % des équipements cyclables (abris, stationnements, douches, etc.) et propose un accompagnement personnalisé pour obtenir la labellisation Employeur Pro-Vélo, gage d’engagement en faveur de la mobilité durable.
Où en êtes-vous sur l’échelle des employeurs pro-vélo ? Faites le test !
- Programme Alvéole Plus
Le programme Alvéole Plus vise à faciliter l’essor des mobilités actives en finançant l’aménagement de stationnements vélos sécurisés dans les espaces publics, les établissements scolaires, les entreprises et les logements collectifs. Il propose une aide financière pouvant couvrir jusqu’à 40 % des équipements — voire 50 % en zone à faibles émissions (ZFE) — ainsi qu’un accompagnement complet (diagnostics, conseils techniques et formations à la mobilité durable, etc.)
- Réduction d’impots
Les entreprises peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt équivalente à 25 % des dépenses engagées pour mettre des vélos à disposition de leurs salariés. Cette réduction s’applique aux frais d’assurance, d’entretien, ainsi qu’aux amortissements liés à la construction ou l’aménagement d’un local ou d’une aire de stationnement dédiée aux vélos.
3. Installation de bornes de recharge pour véhicules électriques
En installant des bornes locales ou en nouant des partenariats avec des fournisseurs, vous facilitez l’adoption des véhicules propres au sein de vos équipes.
Prix indicatif : 800–1 500 € par borne.
- Encourage l’achat ou le leasing de véhicules électriques
- Création d’un avantage concret pour les collaborateurs
- Renforce votre image d’entreprise responsable
- Possible intégration avec un système de facturation interne
4. Plateformes de covoiturage (Karos, BlaBlaCar Daily…)
Ces solutions facilitent la mise en relation entre collègues, valorisent les trajets partagés et offrent souvent des avantages financiers intégrés.
Le covoiturage d’entreprise crée du lien social tout en réduisant la consommation d’énergie et les frais individuels !
Prix indicatif : gratuit (Mobicoop) ou commission < 10 %.
- Réduit fortement les déplacements individuels
- Valorise le partage entre collègues
- Permet un suivi précis des économies de CO₂
- Compatible avec les démarches de RSE
5. Forfait Mobilités Durables (FMD)
Avec un budget annuel pouvant atteindre 400 €, ce dispositif offre un avantage financier important aux salariés utilisant des modes doux. Exonéré de cotisations, il valorise les initiatives RSE et simplifie le budget mobilité individuel.
Prix indicatif : Dans le secteur privé, 67 %des organisations versent plus de 300 € à leurs salariés dans le cadre de leur Forfait Mobilités Durables. Les montants moyen et médian sont de 400 €.
- Simple à gérer administrativement
- Très apprécié par les salariés
- Incitatif financier clair pour promouvoir des pratiques écoresponsables
- Soutien la stratégie de mobilité durable globale
Retrouvez les baromètres des forfaits de mobilités durables du gouvernement.
6. Renforcement du télétravail
Plus de jours en télétravail, c’est aussi moins de trajets, moins d’émissions et, si cela est bien fait, un meilleur équilibre vie pro/perso.
Bien encadré, avec des règles claires, il favorise l’autonomie et la performance tout en allégeant les enjeux liés aux déplacements.
Prix indicatif : aucun coût direct, mais nécessite de bonnes pratiques managériales.
- Diminution des frais liés aux déplacements
- Meilleur équilibre vie professionnelle / vie privée
- Réduction du stress et de la fatigue physique
- Renforce la confiance et la responsabilisation
7. Applications de planification multimodale
Facilitez les trajets combinant plusieurs modes (vélo + train, trottinette + bus…) grâce à des apps comme Google Maps, Moovit ou Citymapper.
En optimisant les parcours, vous réduisez les freins logistiques au changement.
Prix indicatif : gratuit ou environ 5–10 €/utilisateur/an pour les versions pro.
- Optimisation des trajets et réduction du temps perdu
- Favorise l’adoption de solutions durables
- Centralisation d’information et grilles horaires
- Simple à recommander/déployer en interne
8. Flottes de vélos ou trottinettes partagés
Mettre à disposition un accès collectif à Lime, Vélib’ ou Bird permet aux collaborateurs de tester la mobilité douce sans logistique ni investissement durable.
C’est une approche collective et flexible et évolutive selon les usages !
Prix indicatif : environ 10–20 €/mois/utilisateur.
- Possibilité d’usage ponctuel, pas d’obligation d’achat
- Réduction du besoin de stationnement voiture
- Flexibilité pour déplacements professionnels ou personnels
- Bon moyen de sensibiliser à la mobilité douce
9. Parkings vélos sécurisés
Installez des zones dédiées aux vélos : abris couverts, arceaux, bornes de gonflage… Ces équipements renforcent le confort et la confiance des cyclistes salariés.
Comme mentionné plus haut, le programme Alvéole Plus finance l’aménagement de stationnements vélos sécurisés pour les entreprises, et pas que !
Prix indicatif : 200–500 € / place.
- Sécurité accrue pour les vélos personnels
- Signal fort d’encouragement à la mobilité active
- Réduit le risque de vol ou dégradation
- Répond aux attentes des pratiquants réguliers
10. Sensibilisation et outils RSE (CarbonTrack, WWF WAG…)
Utilisez des outils pour mesurer les gains carbone, sensibiliser à la RSE et animer des campagnes collaboratives. Une application de suivi ou un atelier RSE engageant renforcent la compréhension collective.
Prix indicatif : à partir de 1 000 €/an.
- Mesure de l’impact réel des actions
- Mobilisation collective autour d’objectifs RSE
- Animation continue et visibilité des efforts
- Renforcement de la culture durable interne
11. Services associés au stationnement
Offrez des services complémentaires : réservation de places, bornes pour VAE, zones de livraison piétonnes…
Loin d’un luxe, ce sont des facilitations tangibles pour encourager les autres mobilités.
Prix indicatif : variable selon les sites et solutions.
- Simplification des trajets alternatifs
- Adaptabilité selon les besoins locaux
- Augmentation du confort et de l’usage
12. Parkings-relais intermodaux
Créez ou encouragez les parkings-relais pour permettre au salarié de combiner voiture et transport doux ou en commun. Cela rend la mobilité alternative réaliste parce qu’accessible.
Prix indicatif : dépend des partenariats avec les transports locaux.
- Combine souplesse et durabilité
- Permet l’usage du vélo/marche sur le “dernier kilomètre”
- Réduit le trafic direct autour de l’entreprise
- Favorise l’accessibilité au télétravail
13. Stages de prise en main vélo et sécurité urbaine
Proposez des sessions pratiques sur la sécurité, l’entretien du vélo et la circulation en milieu urbain. Ces ateliers rassurent et responsabilisent les équipes, surtout les moins expérimentées.
Prix indicatif : 300–800 €/session selon le nombre de participants.
- Développe la confiance dans l’usage du vélo
- Réduit les risques d’accident
- Encourage l’entraide entre collègues praticiens
- Valorise votre stratégie mobilités intégrée

Que dit la loi sur la mobilité durable en entreprise ?
Depuis la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), promulguée en décembre 2019, les entreprises sont incitées — voire, dans certains cas, obligées — à repenser leurs politiques de déplacement en faveur de la transition écologique.
Elle encourage les employeurs à proposer des solutions concrètes pour une mobilité plus propre, plus fluide et plus accessible, avec plusieurs dispositifs clés encadrés juridiquement.
Cette loi marque un tournant majeur dans la lutte contre les émissions du secteur transport, qui représente encore plus de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en France.
Découvrez le guide PDF du ministère de la Transition écologique sur la mobilité durable en entreprise
En plus, la loi LOM est venue renforcer les mesures existantes, comme le remboursement à 50 % des abonnements de transport en commun par l’employeur.
Forfait mobilités durables (FMD)
Le FMD permet à l’employeur de verser jusqu’à 700 € par an (depuis août 2022 dans certains cas) à ses collaborateurs pour couvrir leurs frais de transport « verts » : vélo, covoiturage, autopartage avec véhicule non thermique, transports publics hors abonnement, etc.
Ce que dit la loi :
- Jusqu’à 400 € exonérés de cotisations sociales (et 700 € dans certaines conditions cumulées avec un abonnement transport).
- Versement facultatif, mais fortement encouragé par les pouvoirs publics.
- Peut-être intégré dans les négociations annuelles obligatoires (NAO).
Le label Pro-Vélo
Le label Pro-Vélo est attribué aux entreprises qui structurent et facilitent la pratique du vélo au quotidien sur leur site : stationnement sécurisé, équipements, douches, plan vélo interne, incitations financières, etc.
Ce que cela implique :
- Auto-évaluation via un référentiel structuré.
- Visite d’un auditeur agréé pour validation.
- Niveau de labellisation (Bronze, Argent, Or) selon les efforts.
Pourquoi l’obtenir :
- Valorisation RSE auprès des partenaires, candidats, institutionnels.
- Renforce l’image d’entreprise durable et innovante.
- Incite les collaborateurs à adopter le vélo grâce à un cadre rassurant.
- Donne accès à certaines aides locales ou nationales (subventions vélo, financement infrastructures).
Covoiturage salarié et indemnités kilométriques : Pas incompatibles !
Contrairement à une idée reçue, les indemnités kilométriques (IKV) versées aux collaborateurs sont compatibles avec la pratique du covoiturage — à condition de bien distinguer conducteur et passagers.
Le bonus covoiturage est renforcé jusqu’en 2027 dans le cadre du plan France Nation Verte.
Le cadre légal :
- Le salarié conducteur peut déclarer des IKV même s’il prend des passagers.
- Certains passagers peuvent aussi bénéficier d’un bonus covoiturage (à travers les plateformes agréées comme Karos, Klaxit…).
- Ce dispositif est exonéré de cotisations sociales jusqu’à un certain plafond.
Multimodalité, intermodalité, plurimodalité : Définitions et différences
Ces trois concepts renvoient à des façons d’utiliser plusieurs moyens de transport… mais ils ne désignent ni la même logique, ni les mêmes usages.
- Multimodalité : désigne l’usage alternatif de plusieurs modes de transport selon les circonstances.il ne combine pas les moyens en un seul trajet, il choisit l’un ou l’autre selon les jours.
Exemple : un salarié prend son vélo les jours de beau temps, les transports en commun quand il pleut, et le covoiturage pour ses déplacements professionnels. - Intermodalité correspond à l’enchaînement de plusieurs modes de transport au cours d’un même trajet, pour en optimiser l’efficacité ou le confort.
Exemple : prendre son vélo jusqu’à la gare, puis le train, puis une trottinette partagée jusqu’au bureau. - Plurimodalité : Moins connue, la plurimodalité désigne l’ensemble des solutions de transport disponibles sur un territoire. C’est un terme surtout utilisé par les urbanistes ou les décideurs publics.
Exemple : une zone d’activité bien desservie en bus, vélo en libre-service, parkings relais et navettes.
Comment ancrer durablement de nouvelles habitudes de mobilité en entreprise ?
Adopter de nouvelles habitudes ne suffit pas : il faut les faire durer, pas vrai ?
Pour cela, la gamification est un levier efficace. En transformant les trajets à vélo ou en covoiturage en défis collectifs et suivis motivants, elle stimule l’engagement des équipes.
Les mécanismes ludiques renforcent la motivation intrinsèque : progrès visibles, sentiment d’appartenance, plaisir d’agir ensemble. Autant d’éléments clés pour ancrer durablement des comportements plus durables.
Quels dispositifs financiers pour la mobilité douce en entreprise ?
Mettre en place une politique de mobilité durable n’est pas forcément coûteux. De nombreux dispositifs d’aides financières, nationaux et locaux, existent pour accompagner les entreprises comme les collaborateurs dans cette transition. Voici les plus stratégiques à connaître.
1. Le Forfait Mobilités Durables (FMD)
Cité plusieurs fois depuis le début, ce forfait est le levier central de financement pour les collaborateurs, alors on refait le point :
- Couvre : vélo, covoiturage, transports partagés, engins non thermiques, marche
- Versé directement par l’employeur (sans obligation, mais fortement incité)
En 2025, les plafonds FMD sont les suivants :
- Secteur privé : exonération fiscale et sociale jusqu’à 600 €/an/salarié si le FMD est versé seul.
- Secteur privé + cumul abonnement transport en commun : plafond porté à 900 €/an/salarié.
- Secteur public (fonction publique d’État, territoriale ou hospitalière) : forfait modulé selon le nombre de jours en mobilité durable – 100€, 200€ ou 300€/an selon l’usage
2. Bonus écologique pour l’achat de vélos
- Jusqu’à 400 € pour l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE)
- Conditions : revenu fiscal de référence, type de vélo, et parfois cumulable avec aides locales
- Peut bénéficier à l’entreprise si elle achète une flotte
3. Prime à la conversion (vers la mobilité douce)
- Jusqu’à 2 500 € pour l’achat d’un VAE en échange d’un vieux véhicule thermique
- Cumulable avec le bonus écologique
- Intéressant pour les salariés en transition complète vers des modes doux
4. Réduction d’impôt pour les entreprises
- Déduction fiscale possible pour l’achat de vélos mis à disposition des salariés
- Applicable aux véhicules non polluants (vélos, VAE, scooters électriques…)
- Aide les entreprises à constituer une flotte
5. Subventions locales (communes, régions, intercommunalités)
Certaines collectivités financent :
- Les parkings vélos sécurisés
- Les bornes de recharge
- Les plans de mobilité employeur
Renseignez-vous directement auprès de votre région, ou sur le site de l’ADEME.
Adopter une politique de mobilité durable en entreprise, c’est agir sur votre qualité de vie au travail, l’attractivité RH de votre entreprise, votre image de marque et votre impact environnemental.
En combinant éducation, incitations concrètes, outils numériques et accompagnement sur mesure, chaque organisation peut accélérer sa transition. Alors, vous être prêt à passer à l’action ?
Découvrez les solutions Teamupp pour activer la mobilité durable et fédérer vos équipes autour de vos engagements RSE !
Vous souhaitez développer la mobilité durable en entreprise ?
Vous souhaitez développer la mobilité durable en entreprise ?